Edito : La compréhension partagée, pour quoi faire?
” Nous vivons une époque tout à la fois angoissante et exaltante. Angoissante, parce que le monde que nous pensions connaître et maîtriser s’effondre sous nos yeux, emportant avec lui nos certitudes les mieux ancrées : la terre n’est pas un vivier de ressources inépuisables ; les sciences et techniques seules ne répondront pas demain à tous les problèmes qui se posent aujourd’hui ; l’Occident, qui naguère organisait la planète, n’est plus au cœur de la marche du monde… Notre représentation du monde s’effondre au rythme de crises multiformes. Pourtant, cette époque est aussi très exaltante, puisque nous sommes collectivement invités à inventer notre avenir, le confort du pilotage par des élites « providentielles » n’étant manifestement plus une option. Et une question surgit en filigrane, partout : comment allons-nous gérer demain la confrontation entre intérêt particulier et intérêt général pour faire émerger un nouveau sens du bien commun ?
Dès 2004, TerrEthique a pris le parti d’aborder le présent à travers une question à la fois banale, presque invisible, et pourtant vitale et universelle : la question de notre alimentation. Où que nous soyons et qui que nous soyons, il n’est pas de droit humain qui ne soit surdéterminé par le droit de se nourrir durablement. Compte tenu de l’évolution démographique de la planète, la façon dont nous allons assumer cette fonction vitale à l’avenir constitue un défi à l’intelligence et à l’inventivité collectives.
Sécurité alimentaire : Vers la création d'un fonds fiduciaire financé par l'Afrique
Les clés pour comprendre
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