L’étrange ferme de Monsieur Chivialle

 

Une micro-ferme en ville, pourquoi ?

Damien Chivialle est un amoureux des containers, qui se révèlent de véritables petits laboratoires polyvalents et mobiles. En même temps, il se demande à quoi pourrait ressembler l’agriculture de demain. Demain, lorsque nous seront bien plus nombreux, et une majorité à vivre en ville…

 

“Ce projet peut se voir comme une solution modulaire de production alimentaire sécurisée pour zone urbaine à très forte densité. S’implanter au niveau local permet de réduire les transports, mais aussi de rapprocher le consommateur du producteur.”

“Grâce aux nouvelles technologies de culture (aquaponie, hydroponie) de très bons rendements peuvent être obtenus sur une surface très réduite, et ce de manière écologique (production bio et économe en énergie). Logée sur le toit d’un container, la serre de production est protégée du milieu urbain. Cette ferme peut se mettre sur une place de parking.”

Damien Chivialle 

 

Comment ça marche ?

Une serre a été fixée au-dessus d’un container où poussent des légumes. L’eau des bacs à poissons du rez-de-chaussée, filtrée naturellement par les plantes, est ensuite réutilisée pour faire pousser les légumes. Naturellement riche en nutriments, elle permet à la ferme de fonctionner de manière autonome, sans ajout d’engrais ni de pesticides. Un véritable cercle vertueux ! La méthode, qui a été testée à Berlin, fonctionne et pourrait laisser envisager un développement rapide de l’idée en milieu urbain. Damien Chivialle nous en dit plus en vidéo !

 

 

 

 

 

Micro-Ferme à la Gaîté Lyrique à Paris

Ce dimanche de février à la Gaîté Lyrique, Damien explique son projet, et propose de mettre en pratique l’idée en construisant des maquettes de sa structure, et en faisant des plants de tomates-cerises. Le designer Damien Chivialle y présente son concept de ferme urbaine, un container où sont placés des bacs à poissons (carpes, perches, etc.) et autres animaux (lapins, etc), surmontée d’une serre sous laquelle poussent tranquillement quelques légumes qui profitent de l’eau des poissons pour se nourrir et grandir sainement. Anne-Lore Mesnage, photographe, est allée voir de plus près cette présentation-atelier. Psychédélique !

 

 

Pour aller plus loin 

Le blog de Damien Chivialle

Écrit par : , le 15 février 2012 imprimer Partager par email partager sur facebook partager sur Twitter Flux rss des commentaires
Rubrique : Pratiques Urbaines Voir tous les sujets de la rubrique

3 réactions

  1. Vassili /

    Bonjour,

    Avant tout, merci pour cet article “hors des sentiers battus”.

    La prise en compte de la nature urbaine de nos sociétés, comme la prise en compte de la nécessaire proximité entre la population et son alimentation (d’un point de vue logistique ET social) me semblent plus que pertinentes.
    Cependant deux questions subsistent.
    Si la réduction des transports contribuera à éviter la dégradation de la qualité de l’air, celle-ci n’en sera pas moins présente autour des “microsites de production” en milieu urbain.
    Quid de leur impact sur les productions contenues dans ce conteneur ?

    A un autre niveau, pourriez-vous nous apporter un éclairage sur les questions éthiques qui peuvent se poser dans le cadre d’une production totalement gérée, pour ne pas dire totalement maîtrisée (rapport au “naturel”, au vivant) ?

    Merci pour votre réponse !

  2. Damien Chivialle /

    La serre et les poissons de la Gaité sont aujourd’hui dans leur container définitivement à Bruxelles. Vous pouvez suivre le chantier sur http://www.facebook.com/pages/20foot-Micro-Farms/228195523867627 . Vernissage le 5 juin, vous êtes les bienvenus.

  3. Olivier /

    Bonjour,
    Je suis impressionne par l idee mais il me semble qu il y a quelque chose qui ne va pas. Rien ne se cree, rien ne se perd. Si vous produisez 10 tonnes de poisson et de legume, il faut apporter 10 tonnes (au moins) d aliments pour les poissons. Peut on parler de production locale si ces aliments sont produits ailleurs et transportes jusqu a la ferme urbaine. En fin de compte, cela revient au meme que produire en dehors de la ville et transporter par la suite poissons et legumes. Meme masse a deplacer, meme distance a parcourir. C est juste plus complique. Quelque chose m a peut etre echappe. Merci de bien vouloir m eclairer. (desole pour les accents – probleme de clavier)

    Cordialement.
    Olivier

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