Voyage en Equateur

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Suivant les bons conseils de mes parents, j’ai contacté l’ Université de Loja, pour savoir s’ils menaient des expériences sur la rouille. Et justement oui! Vendredi dernier j’ai rencontré Jacqueline, enseignant chercheur en phytopathologies qui m’a raconté leurs premières investigations : caractérisation de l’incidence et de la sévérité de la rouille orangée en fonction de l’altitude.

Maintenant, ils veulent proposer un plan de manejo integrado de plagas (gestion intégrée des ravageurs) contre la rouille en utilisant le pouvoir fongicide de plantes présentes sur les exploitations. Il s’agit de tester les huiles esencielles de plantes telles que l’ eucalyptus, l’arbre de nim, le molle sur le developpement de Hemileia vastatrix (la rouille du caféier). 

Je ne sais pas trop par quel miracle, ils m’ont ouvert grand leurs bras, accueillie dans l’équipe. Il m’ont donné une carte pour pouvoir rentrer dans les batiments de biologie, m’ont passé une connexion internet, waouh !

Cette semaine je me suis documentée à fond sur les études déjà réalisées, sur les plantes que l’on pourrait utiliser. C’est à moi d’ établir le protocole expérimental : une première étape en labo et ensuite dans les fincas sur des plantes infectées. Une fois ceci rédigé, il faudra attendre que l’ université accepte de soutenir le projet.

Je ne vais donc plus à Fapecafes (Catamayo City) mais le projet est en partenariat avec la coopérative : les essais seront faits dans les fincas de socios, et l’on peut envisager de faire de la formation aux cafeiculteurs une fois l’ investigation terminée. je n’ai plus accès à un scanner par contre….il faut que je trouve une solution pour ce blog, en photo ça rend vraiment pas beau.

 

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Ce week-end, nous sommes allés à Vilcabamba avec Fred, à une heure au sud de Loja. C’est un village, connu comme celui de la Longévité car certains de ces habitants vivent plus de 120 ans. Du coup, énormément de touristes, des gringos venus pour leur retraite, des vieux hippies, des jeunes gipsys dans un bus multicolore. Les Français sont très présents dans ce genre de périple, nous avons une forte culture de baroudeurs en Amérique du Sud apparemment.

 

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J’ai appris à faire les arepas colombiennes : galettes de farine de maïs, que l’on mange avec des petits légumes. Belle vie. 

Frad est content aussi, c’est l’Australien qui travaille pour Virmax en tant que catador, il vient gouter le café de Fappecafes pour déterminer celui qu’il achète. Depuis quelques jours, il vit avec nous chez Ruth et Luis, met une bonne ambiance car tourne tout en dérision donc pas de situation gênée. J’apprends! On ne sort pas ensemble, concept assez impossible pour les Equatoriens, on est comme frère et soeur et on se marre bien. 

Fred part fin octobre, ensuite je voyagerai seule les week end, c’est si différent. Il parait que Happiness only real when shared, on verra. Il faut apprécier les moments en sachant qu’on ne pourra pas les évoquer avec quelqun plus tard.  Big up Arnaud, gourou de cette réflexion !

On a même fait du cheval dans la montagne, guidés par un vieux cow boy que l’on avait rencontré la veille dans un bar. Il nous a vendus ses livres, entre roman, et poésie, j’aime bien. Par contre je crois que je préfère marcher, les pieds conduisent à la bonne vitesse et puis on est à la même hauteur que les autres, mieux pour parler.

 

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Écrit par : , le 10 septembre 2013 imprimer Partager par email partager sur facebook partager sur Twitter Flux rss des commentaires
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