Voyage en Inde

Accès par chapitres :

Dans le village, au pied de l’Himalaya

 

L’objet même du stage étant l’étude de faisabilité de la mise en place d’une fabrication de fromage de chèvre, nous avons mené une étude au sein du village le plus proche, en questionnant les propriétaires de chèvres, en récoltant leur lait, etc. On a pu se rendre compte de la différence fondamentale qu’il y a au niveau de l’élevage et de la consommation de viande et de produits laitiers en Inde. Cette différence est due à la culture et à la religion principalement, au manque de moyens ensuite. Explications : dans la religion hindoue, un animal qui donne du lait est considéré comme une mère. Les indiens consomment le lait de la vache, c’est pourquoi ils la considèrent comme « vache sacrée » et ne consomment pas sa viande. Pour la chèvre, c’est l’inverse, ils les élèvent pour leur viande qui est très prisée. Ils n’ont jamais eu l’idée de priver les chevreaux du lait de leur mère pour le consommer eux même ou le transformer en fromage.

 

On a donc affaire à des chèvres qui ne se sont quasiment jamais fait traire. Alors qu’en France on peut obtenir jusqu’à 4L de lait par jour sur une chèvre qui est habituée à la traite et sélectionnée d’année en année, on atteint en Inde (sur les chèvres que nous avons rencontré) un maximum de 500mL de lait, pauvre en protéines. Pour les traire, de manière régulière pendant une semaine, cela n’a pas été une mince affaire !! Nous devions être 3 personnes pour tenir la chèvre, une lui tenait les pattes arrières, une les cornes et une la trayait, non sans peine… des beaux moments de partage et de fou rire avec les familles indiennes !! Malgré la barrière de la langue, on a pu communiquer en gestuelle et un peu en anglais traduit par Sonita, notre indienne préférée.

 

 

 

Pour notre projet nous avons également effectué un questionnaire aux villageois qui possédaient des chèvres, pour en connaître un peu plus sur leur manière de les élever, leurs besoins et leurs projets… Ils étaient globalement tous intéressés par la récolte de lait, mais il leur fallait de bonnes chèvres spécifiquement élevées pour ça. A suivre !

 

 

Au cours de ces semaines de vie reculée, nous avons fait quelques allers-retours au centre-ville de Ranikhet pour se fournir en tissus, souvenirs, et ça a été également l’occasion de manger deux fois au restaurant. Nous en avons profité pour manger des plats de viande (très rare à la maison, Kalyan et Anita choisissaient de faire des repas sans viande/œuf plusieurs jours par semaine, par conviction et religion.) Nous avons ainsi pu goûter au butter chicken et au chicken massala.

 

Accès par chapitres :

Écrit par : , le 15 février 2013 imprimer Partager par email partager sur facebook partager sur Twitter Flux rss des commentaires
Rubrique : Voir tous les sujets de la rubrique

Réagir sur ce contenu :

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

ActualitésPrix des Lycéens 2014 : les inscriptions sont ouvertes !