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	<title>TerrEthique</title>
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	<description>Un espace de Compréhension Partagée</description>
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		<title>Vers l’adhésion du Sénégal au système des semences de l’OCDE</title>
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		<pubDate>Mon, 21 May 2012 15:48:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>TerrEthique Alice</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Les clés pour comprendre]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le Sénégal veut adhérer au système de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE), en vue de ‘’professionnaliser et d’améliorer la qualité des semences pour garantir l’exportation de sa production vers l’Union Européenne’’, a déclaré mercredi à Dakar, le Président de la Fédération Nationale des professionnels semenciers du Sénégal.</p>
<p style="text-align: justify;">« Le Sénégal s’était engagé il y a deux ans dans cette démarche consistant à ce que le contrôle de la qualité des semences de maïs et de riz produites au Sénégal le soient sur des normes reconnues internationalement », indiqué Moustapha Djigo, lors d’une rencontre sur les enjeux de l’adhésion du Sénégal aux systèmes des semences de l’OCDE.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour lui, l’obtention de cet agrément de l’OCDE en fin 2012 devra permettre au Sénégal de mieux asseoir sa sécurité alimentaire.</p>
<p style="text-align: justify;">« Il est important qu’on accepte l’idée de la mise en place de l’industrie semencière qui serait capable de produire des semences de qualité qui nous permettront de mettre fin à la faim dans le monde. Dans ce sillage, le partenariat privé-privé nous permet d’émerger en nous conformant au système de l’OCDE », a souligné M. Diop.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec 75% de sa population vivant dans le monde rural, le Sénégal a beaucoup à gagner en se conformant au système des semences de l’OCDE.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, François Burgaud, Directeur de l’introprofession française qui est partenaire du Ministère de l’<strong>agriculture</strong> sur ce dossier affirme que « cette l’adhésion du Sénégal au système de l’OCDE permettra à ce pays de continuer à améliorer la qualité des semences produites sur son territoire et lui donnera aussi l’occasion de jouer un rôle de leader dans la mise en œuvre de la réglementation harmonisée de la CEDEAO et d’exporter des productions de semences destinées au marché européen grâce à ces normes internationales ».</p>
<p style="text-align: justify;">Pour sa part, François Dobbelaere, chef d’entreprise semencière française présente au Sénégal confie que « la semence est le premier maillon indispensable de toute production agricole ; des semences de qualité permettent des productions de qualité et ces productions permettent au producteur de dégager un meilleur revenu. Ce meilleur revenu permet lui-même au producteur d’investir dans son outil de travail ou dans ses productions (…) ainsi, il produira plus pour alimenter le marché intérieur ou extérieur », a-t-il soutenu.</p>
<p style="text-align: justify;">« La mise en place de ce système aide à se professionnaliser dans le secteur et les rendements vont être élevés. C’est un devoir de manifester notre adhésion parce qu’elle nous ouvre des perspectives nouvelles », s’est réjoui le Président des Forces Paysannes, Aliou Dia.</p>
<p><strong>Source : <a href="http://www.apanews.net/index.php" target="_blank">APANEWS</a>, 10 mai 2012</strong></p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: justify;">Les clés pour comprendre</h3>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Qu’est-ce que l’OCDE ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">O-C-D-E est l’acronyme pour « Organisation de Coopération et le Développement Economiques ». Cette organisation, créée en 1961, a pour ancêtre l’OECE. Née en 1947, l’OECE avait pour fonction d’organiser la mise en place du plan Marshall en Europe.</p>
<p style="text-align: justify;">A la sortie du plan Marshall, L’OCDE a pris la suite de l’OECE. Elle réunit aujourd’hui 34 pays-membres, de l’Allemagne au Chili. Sa mission première : fournir des recommandations aux Etats en matière de politiques économiques, éducatives ou agricoles.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comment fonctionne le système des semences de l’OCDE ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis 1958, l’OECE/OCDE répertorie les semences (c&#8217;est-à-dire de graines servant à la production de plantes agricoles comme le riz, le blé ou le colza) en fonction de leur qualité. Les semences jugées de bonne qualité sont certifiées par l&#8217;OCDE. Au total, 43 000 variétés et 200 espèces agricoles sont ainsi consignées dans une liste officielle. Cette liste est régulièrement donnée en partage aux Etats, qui peuvent ensuite s&#8217;assurer de la qualité des semences qu&#8217;ils échangent, ou des produits faits à partir de ces semences (des boîtes de maïs ou des popcorns par exemple). A cet égard, le système de l&#8217;OCDE facilite les échanges agricoles à l’échelle internationale.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pourquoi le Sénégal veut-il aujourd’hui adhérer à ce système ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Sous l’influence du colonisateur français au cours du XXe siècle, puis sous l’effet des recommandations de la Banque Mondiale, les agriculteurs sénégalais se sont longtemps spécialisés dans la production d’arachides et de coton, principalement destinées à l’export, en plus du mil et du sorgho qui sont les céréales locales traditionnelles. Afin de répondre à la demande croissante de céréales à l’intérieur du pays, de diversifier son agriculture et de limiter la dépendance aux importations (les habitants des villes ont adopté un régime alimentaire fondé sur le riz, importé), le Sénégal souhaite depuis quelques années développer de nouvelles productions. L’adhésion à ce système permet donc au Sénégal de bénéficier de semences dont la qualité est assurée et qui seront par ailleurs reconnues par d’autres pays.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quels sont les effets attendus ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Si l’adhésion du Sénégal au système de semences est confirmée par l’OCDE, on peut s’attendre à un développement des échanges avec les autres pays membres et à une hausse de la production agricole sénégalaise.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne faut cependant pas s’attendre à un développement « spectaculaire » de la production sur le court terme. C’est après plusieurs années de récoltes et d’adaptation des semences aux conditions agricoles sénégalaises que la mesure pourra produire ses effets. Reste à analyser également les revers de cette décision : le choix de semences certifiées au niveau international peut concurrencer la production de semences locales…</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Marcel Mazoyer par lui-même</title>
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		<pubDate>Fri, 18 May 2012 16:39:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>TerrEthique Alice</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Marcel Mazoyer a été précédemment : Chargé d’étude au Centre national de comptabilité et d’économie rurale (CNCER, APCA) ; Directeur de la Filiale Economie Agricole de la Société d’Economie et de Mathématiques appliquées (SEMA) ; Directeur de recherche, chef du Département d’Economie et de sociologie rurales de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) ; Professeur d’Agriculture comparée et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;" align="center"><strong><em>Marcel Mazoyer a été précédemment :</em></strong></p>
<p><em>Chargé d’étude au Centre national de comptabilité et d’économie rurale (CNCER, APCA) ;</em></p>
<p><em>Directeur de la Filiale Economie Agricole de la Société d’Economie et de Mathématiques appliquées (SEMA) ;</em></p>
<p><em>Directeur de recherche, chef du Département d’Economie et de sociologie rurales de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) ;</em></p>
<p><em>Professeur d’Agriculture comparée et Développement agricole à l’Institut national agronomique Paris-Grignon (INAPG) où il a succédé au professeur René Dumont ;</em></p>
<p><em>Président du conseil d’administration du Centre national d’études agronomiques des régions chaudes (CNEARC) ;</em></p>
<p><em>Président du Comité du programme de la FAO ;</em></p>
<p><em>Consultant de l’OCDE, de la FAO, de la Banque mondiale et de plusieurs gouvernements.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Principales publications :</em></strong></p>
<p><em>Histoire des agricultures du monde, avec L. Roudart, Seuil, Points Histoire, Paris, 1997, 2002 </em></p>
<p><em>La fracture agricole et alimentaire mondiale (Direction), Universalis, Paris, 2005 </em></p>
<p><em>Larousse agricole (Direction), Larousse, Paris 2002 </em></p>
<p><em>La plus belle histoire des plantes, avec J.-M. Pelt, F. Monod et J. Girardon, Seuil, Paris, 2000</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Principaux axes de recherche :</em></strong></p>
<p><em>Economie de l’exploitation agricole : systèmes de production, productivité, prix de revient, concurrence, développement inégal, crise, exclusion… </em></p>
<p><em>Systèmes agraires : méthode d’étude d’un système agraire ; évolution historique et différenciation des systèmes agraires ; évaluation économique, sociale et écologique des projets de développement agricole.</em></p>
<p><em>Economie du secteur agricole : agriculture, emploi, salaires, prix et profits ; politiques publiques et agricoles.</em></p>
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		<title>François Collart-Dutilleul par lui-même</title>
		<link>http://terrethique.org/articles/francois-collart-dutilleul-par-lui-meme/</link>
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		<pubDate>Fri, 18 May 2012 15:30:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>TerrEthique Alice</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[François Collart Dutilleul est professeur agrégé à la Faculté de droit de l’Université de Nantes depuis 1985. Il est membre de l’Institut Universitaire de France depuis 2008 et dirige, depuis 2009, le programme européen « Lascaux » (ERC advanced grant) : programme de recherche en droit sur les questions internationales agroalimentaires...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table width="719" border="0">
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://terrethique.org/articles/francois-collart-dutilleul-par-lui-meme/attachment/francois-collart-dutillleul-2/" rel="attachment wp-att-2208"><img class="alignnone size-full wp-image-2208" title="François Collart Dutillleul" src="http://terrethique.org/wp-content/uploads/2012/05/Fran%C3%A7ois-Collart-Dutillleul.jpg" alt="" width="146" height="204" /></a></td>
<td>
<p style="text-align: justify;" align="center"> </p>
<p style="text-align: justify;" align="center">François Collart Dutilleul est professeur agrégé à la Faculté de droit de l’Université de Nantes depuis 1985. Il est membre de l’Institut Universitaire de France depuis 2008 et dirige, depuis  2009, le programme européen « Lascaux » (ERC advanced grant) : programme de recherche en droit sur les questions internationales agroalimentaires. Il est par ailleurs membre du Conseil national de l’alimentation (France) et de nombreuses associations professionnelles et sociétés savantes françaises, européennes et internationales. Il a été président du Conseil national de l’expérimentation animale (France) et membre du conseil national des universités (France).</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Depuis le début de sa carrière, il a publié différents ouvrages et de nombreux articles en droit immobilier, en droit des contrats et en droit rural. Depuis 2008 et tout en poursuivant dans ces orientations, s’y ajoutent des publications en droit agroalimentaire et de l’alimentation et, plus généralement, sur les diverses questions juridiques internationales relatives à l’agriculture, l’alimentation, le développement. Il a jusqu’à présent dirigé et fait soutenir 25 thèses de doctorat et en dirige actuellement 6 autres dans ces différents champs du droit.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Programme Lascaux</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le programme Lascaux est un programme de recherche en droit, sélectionné par le Conseil européen de la recherche à la suite d’un appel d’offres international et financé par la Commission européenne.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Ce programme de recherche porte sur les questions juridiques qui se posent en matière agroalimentaire « de la fourche à la fourchette » : droit d’accès à la terre, droit à et de l’alimentation, qualité sanitaire des aliments, sécurité alimentaire, commerce international des produits agricoles, propriété intellectuelle sur les semences et variétés, famines et crises alimentaires…</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Cela recouvre donc un champ très vaste, en visant la sécurité alimentaire (approvisionnements, suffisance, qualité sanitaire) comme objectif principal et en utilisant le droit comme un moyen d’y contribuer. On a en effet le sentiment que le droit a disparu tant des faits, des politiques que des discours. L’agronomie, la biologie, l’économie, jouent évidemment un premier rôle. Mais le droit est le porteur des valeurs qu’une société se donne à elle-même.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">De ce point de vue, le programme Lascaux a comme premier objet d’analyser le droit européen de l’alimentation. En effet, ce droit a été peu à peu complètement transformé à la suite de la grave crise  de l’encéphalopathie spongiforme bovine (« vache folle »), de façon à retrouver un niveau élevé de sécurité sanitaire des aliments. Cette métamorphose du droit européen de l’alimentation a commencé avec un premier Règlement (178/2002) du 28 janvier 2002 qui pose les nouveaux principes généraux du droit de l’alimentation, les nouvelles institutions appelées à gérer ce secteur et les nouvelles procédures à suivre tant pour la prévention que pour la gestion des crises. Depuis 2002, les nouveaux textes se succèdent en matière d’hygiène, d’allégations, de contaminants, d’additifs, de qualité, d’information des consommateurs, etc.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Le second objectif du programme Lascaux consiste à analyser juridiquement la situation mondiale au regard de l’agriculture et de l’alimentation, et à formuler des propositions de modèles juridiques propres à diminuer les situations de famine ou les crises alimentaires, spécialement dans les pays en développement, d’une part, et à favoriser le développement de l’agriculture dans le monde, d’autre part. Ces analyses et propositions visent ainsi à mieux comprendre si et comment le droit peut contribuer à la préservation des ressources naturelles alimentaires, à un rééquilibrage du commerce international des matières premières agricoles, au développement agricole et alimentaire des pays du Sud, à un meilleur encadrement de la spéculation internationale sur les commodities. Finalement, il s’agit d’identifier précisément ce rôle que le droit peut jouer. Pour ce faire, le programme Lascaux recourt à un vaste réseau international de chercheurs juristes, tout en s’entourant également de chercheurs d’autres disciplines telles que l’économie, la biologie, l’anthropologie, les sciences politiques, l’agronomie ou encore l’histoire.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Sécurité alimentaire : Vers la création d&#8217;un fonds fiduciaire financé par l&#8217;Afrique</title>
		<link>http://terrethique.org/articles/securite-alimentaire-vers-la-creation-dun-fonds-fiduciaire-finance-par-lafrique/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 15:05:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>TerrEthique Alice</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Les clés pour comprendre]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Quarante-cinq pays africains ont discuté de la création d&#8217;un fonds fiduciaire financé par l&#8217;Afrique, pour soutenir les efforts de sécurité alimentaire dans le continent, à l&#8217;occasion de la 27e Conférence régionale de la FAO pour l&#8217;Afrique, qui a eu lieu la semaine dernière à Brazzaville, en République du Congo.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;Complétant ainsi la mobilisation internationale des ressources, le Fonds fiduciaire pour l&#8217;Afrique augmenterait les ressources pour combattre la faim dans le continent, et permettrait de passer à la vitesse supérieure pour continuer les activités performantes dans la prévention et la réponse aux crises alimentaires dans la région&#8221;, indique un communiqué transmis à l&#8217;APS.</p>
<p style="text-align: justify;">Le texte souligne que &#8220;la FAO s&#8217;engagera dans les consultations conduites par les pays pour élaborer une proposition détaillée qui sera soumise à l&#8217;approbation des Etats membres participants&#8221;. &#8220;En signe de soutien à cette proposition, signale le communiqué, des organisations de la société civile, présentes à la Conférence de Brazzaville, ont fait un don symbolique au fonds fiduciaire.&#8221;</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant la conférence régionale, le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, et le directeur général de FAO, José Graziano da Silva, ont fait appel à la solidarité africaine pour aider à répondre aux crises de sécurité alimentaire dans le continent, principalement dans le Sahel et la Corne de l&#8217;Afrique.</p>
<p style="text-align: justify;">Le patron de la FAO souligne que &#8220;les pays africains producteurs de pétrole ont une grande occasion de promouvoir le développement social et économique du continent et de le sortir de ses problèmes d&#8217;insécurité de nourriture récurrents&#8221;. &#8220;Je voudrais faire appel aux nations africaines, particulièrement les pays producteurs de pétrole, pour investir certaines de leurs ressources dans l&#8217;<strong>agriculture</strong> de manière durable et sans endommager l&#8217;environnement,&#8221; a souligné le Directeur général.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;Je suis convaincu qu&#8217;éliminer la faim est possible si un véritable engagement politique prévaut,&#8221; a dit Graziano da Silva, ajoutant : &#8220;Chacun d&#8217;entre nous a une contribution à faire pour atteindre ce but : les gouvernements, le secteur privé, la société civile, les organisations internationales et régionales et les médias. Je fais appel à chacun d&#8217;entre vous, chacun d&#8217;entre nous, pour conjuguer nos forces et libérer le monde de cette malédiction.&#8221;</p>
<p style="text-align: justify;">Le président de la République du Congo a souligné la valeur de l&#8217;engagement politique pour assurer la sécurité alimentaire et a lancé &#8220;un appel vibrant&#8221; aux gouvernements africains pour manifester leur solidarité avec les pays de la Corne de l&#8217;Afrique et du Sahel, où des millions de personnes ont actuellement besoin d&#8217;aide. La 28ème session de la Conférence régionale de la FAO pour l&#8217;Afrique aura lieu en 2014, en Tunisie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Source : <a href="http://fr.allafrica.com/" target="_blank">All Africa</a>, 3 mai 2012</strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h3 style="text-align: justify;">Les clés pour comprendre</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Qu’est-ce que la Conférence régionale de la FAO pour l’Afrique ? </strong></p>
<p style="text-align: justify;">La FAO est l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation. Afin de prendre ses décisions au plus près des réalités des cinq régions qui la compose, la FAO organise une fois tous les deux ans (biennium) une conférence régionale réunissant les ministres de l’agriculture de la région, des représentants de la FAO ainsi que des représentants de la société civile (ONG) ou du secteur privé. La Conférence de Brazzaville fait donc partie de ce mécanisme de décision qui permet de mieux déterminer les orientations des politiques de la FAO pour l’Afrique.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Que signifie cette proposition de « fonds fiduciaire pour l’Afrique » ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">A y regarder de près, cette proposition est assez révolutionnaire.  En matière de développement agricole en Afrique, beaucoup a été fait « <em>par l’extérieur</em> » : cultures coloniales, aide occidentale au développement, recommandations politiques de la Banque Mondiale…  A la Conférence de Brazzaville, les Etats africains réunis ont proposé de mettre en commun des liquidités (de l’argent) pour investir dans des projets de développement agricole à l’échelle de la région. En clair, chaque Etat ou entreprise qui souhaite œuvrer au développement agricole de l’Afrique peut y placer ses deniers. Le fonds sert ensuite des initiatives de recherche, de mise en culture, de mécanisation, etc.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un choix politique et économique</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’Afrique bouge, surtout en matière agricole. La décision est hautement symbolique et cela pour deux raisons. La première raison est politique : l’initiative du fonds provient des Etats africains réunis au sein de la Conférence régionale. La seconde est économique. La conception qui est la base de la création du fonds marque un changement majeur : les Etats Africains concernés ont fait le choix d’investir les liquidités issues des ressources pétrolières ou minières dans le développement agricole. Il s’agit donc de réinvestir les richesses du sous-sol pour développer les cultures en surface. C’est un signe fort de la volonté de réinvestir l’agriculture comme champ économique majeur en Afrique. L’initiative est ambitieuse et novatrice, il faut également espérer qu’elle se concrétise rapidement et fasse germer de fructueux projets de développement agricole.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h3 style="text-align: justify;">Pour aller plus loin</h3>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.fao.org/index_fr.htm" target="_blank">Le lien vers le site de la FAO</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.fao.org/bodies/rc2012/arc27/fr/" target="_blank">Le lien vers le site de la Conférence régionale pour l’Afrique</a></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>« Une autre PAC est possible » : les propositions de Momagri</title>
		<link>http://terrethique.org/articles/%c2%ab-une-autre-pac-est-possible-%c2%bb-les-propositions-de-momagri/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 14:34:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>TerrEthique Alice</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Le think tank Momagri préconise une « autre PAC » pour répondre aux problèmes de la volatilité des prix et de soutien aux revenus des exploitants.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Partant du principe que les propositions de la Commission européenne (d&#8217;octobre 2011) sur la réforme de la politique agricole commune (PAC) reflètent une volonté de statu quo sans apporter de réponses aux problèmes de la volatilité des prix et de soutien aux revenus des exploitants, le think tank Momagri préconise une « autre PAC » dans laquelle l&#8217;essentiel de l&#8217;enveloppe consacrée aux droits aux paiements uniques (DPU) serait redéployé vers des outils des gestion des marchés agricoles, selon une logique contracyclique. L&#8217;objectif de cette petite révolution est double: apporter une réponse à la volatilité des prix agricoles et à la nécessaire stabilisation des revenus des agriculteurs tout en réalisant des économies par rapport à la proposition de la Commission sur les dépenses agricoles pour 2014-2020. La Commission propose de maintenir au niveau de 2013, en euros courants, les fonds pour l&#8217;agriculture durant le prochain cadre financier.</p>
<p style="text-align: justify;">Momagri estime que son modèle « pragmatique » permettrait de mettre à l&#8217;abri le budget agricole des négociations difficiles sur le cadre financier 2014-2020 qui risquent de déboucher sur une réduction des fonds consacrés à la PAC. « On peut améliorer l&#8217;efficacité de la dépense publique européenne », font valoir les responsables du ce think tank.</p>
<p style="text-align: justify;">Les travaux de Momagri, qui reposent notamment sur une analyse comparée des politiques agricoles des principaux pays producteurs de la planète (États-Unis, Brésil …), auraient rencontré un écho favorable auprès de certains parlementaires européens, comme Paolo de Castro, le président de la commission de l&#8217;agriculture du PE, ou Alain Lamassoure, président de la commission des budgets du PE. Au même moment, la National Farmers Union (NFU), le deuxième syndicat agricole américain, vient de proposer la mise en place d&#8217;un programme alternatif de soutien aux revenus des agriculteurs par des mécanismes d&#8217;aide au stockage, qui procède de la même logique contracyclique que la proposition de Momagri.</p>
<p style="text-align: justify;">Les outils et mécanismes de régulation proposés par Momagri sont les suivants: il y aurait un tunnel de variation libre (avec un prix plafond et un prix plancher) autour d&#8217;un prix d&#8217;équilibre (sorte de prix de référence). Les prix des produits fluctueraient dans ce tunnel sans aucune intervention publique. Il n&#8217;y aurait pas d&#8217;aide directe à l&#8217;intérieur de cette bande, les agriculteurs touchant une rémunération des prix pratiqués sur le marché.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais quel que soit le niveau des prix, Momagri préconise le versement d&#8217;une aide de sécurité alimentaire (75 euros/hectare identique pour toutes les productions et toutes les régions), destinée à corriger l&#8217;impact économique des coûts induits par le &#8216;modèle agricole européen&#8217; (exploitations familiales et exigences qualitatives, sanitaires et environnementales).</p>
<p style="text-align: justify;">En cas de sortie du tunnel, l&#8217;UE déclencherait automatiquement des mesures de régulation sur les marchés physiques et financiers. En dessous du prix plancher, les producteurs toucheraient des paiements contracycliques. Calculées à partir de l&#8217;écart entre le prix de marché constaté périodiquement et le prix plancher (bas du tunnel), ces aides seraient éligibles pour la quasi-totalité de la production. Si les prix franchissent à la baisse un deuxième seuil (seuil de régulation publique), des achats publics de régulation seront effectués. Ils pourront représenter jusqu&#8217;à 8% de la production annuelle et viendront en complément d&#8217;un stock stratégique permanent de sécurité alimentaire représentant 2% de la production annuelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque les prix sortent du tunnel au-delà du plafond, à savoir au-delà d&#8217;un &#8216;seuil de solidarité financière&#8217;, défini par l&#8217;UE, une taxe variable de solidarité sera instaurée sur toutes les transactions agricoles, financières et physiques, relatives aux produits échangés. Le produit de cette taxe de solidarité financière abondera le &#8216;fonds de réserve&#8217; pour la gestion des crises (ce fonds sera alimenté ou utilisé en fonction des situations de marché). Il sera possible, dans ce contexte, de procéder à des opérations de déstockage public, dans des proportions maîtrisées, pour converger vers le prix d&#8217;équilibre. Ce mécanisme de fonds de réserve aurait le grand avantage de dissuader les comportements spéculatifs sur les marchés. En cas d&#8217;urgence, il sera possible aussi de renforcer l&#8217;aide alimentaire ou de répondre à des contrats concernant des pays soumis à des crises alimentaires persistantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Si la proposition de Momagri avait été appliquée entre 2006 et 2010 aux secteurs des céréales et du lait, productions auxquelles sont allouées la majorité des aides et qui, pour le cas des céréales, orientent le prix des productions animales, le budget communautaire aurait ainsi réalisé 15% d&#8217;économies. Les simulations budgétaires réalisées sur la base des prix observés entre 2006 et 2010 aboutissent à des dépenses budgétaires inférieures de 8 milliards d&#8217;euros par an. Ces économies seraient similaires pour la période 2011-2020 sur la base de simulation moyenne d&#8217;évolution des prix. Quand les prix sont élevés, les dépenses selon le schéma alternatif proposé par Momagri chutent. Elles augmentant quand les prix sont bas, comme en 2009. (LC)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Source : <a href="http://www.europe-education-formation.fr/agence.php" target="_blank">Agence Europe</a>, 24 avril 2012</strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
</blockquote>
<h3 style="text-align: justify;"> </h3>
<h3 style="text-align: justify;">Les clés pour comprendre</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Qu&#8217;est ce que Momagri ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Momagri (Mouvement pour une organisation mondiale de l&#8217;agriculture) est un <em>think-tank </em>(centre de réflexion) sur les questions agricoles et alimentaires. Il propose régulièrement des instruments de politique(s) internationale(s) novatrice(s) en matière d&#8217;agriculture.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pourquoi la proposition de Momagri est-elle novatrice ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La proposition de Momagri se distingue des réflexions en cours sur le devenir de la PAC : plutôt que de chercher à améliorer le système actuel en partant de ce qui existe déjà, Momagri cherche à répondre aux nouvelles contraintes posées aux politiques agricoles : la volatilité croissante des prix et les contraintes croissantes des financements publics. Pour Momagri, lorsque les prix varient fortement et que l&#8217;argent public vient à manquer, il faut repenser l&#8217;ancien système basé sur le soutien aux producteurs pour véritablement agir sur les marchés.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comment ça marche? </strong></p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;un côté, une &#8220;aide de sécurité alimentaire&#8221; est versée à chaque exploitant en fonction du nombre d&#8217;hectares dont il dispose. De l&#8217;autre on définit un &#8220;tunnel&#8221;  de variation des prix agricoles (une limite basse et haute de variation du prix). Ensuite, lorsque les prix sortent du tunnel, différentes mesures publiques seraient mises en oeuvre pour corriger ces variations. Si le prix est trop bas, l&#8217;ensemble des agriculteurs recevront l&#8217;équivalent de la différence entre le prix moyen et le prix actuel (celui qui est trop bas). Toujours trop bas ? L&#8217;UE effectuerais des achats sur le marché afin de faire remonter le prix. Dans le cas inverse, une taxe sera appliquée sur les échanges afin de faire revenir les prix dans le tunnel. En clair, il ne s&#8217;agit plus de sponsoriser les agriculteurs pour assurer un jeu équitable, mais de s&#8217;assurer que les prix ne sortent pas des limites du terrain !  A lire dans le détail et à suivre dans les débats futurs sur la PAC 2013!</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><br /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quelques liens pour parcourir la diversité des opinions et des propositions pour la réforme de la PAC à venir : </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://ec.europa.eu/agriculture/videos/reform/presentation-ciolos_fr.mp4" target="_blank">La présentation du projet de PAC par Dacian CIOLOS</a>, Commissaire européen à l&#8217;Agriculture.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.copa-cogeca.be/img/user/file/PAC2013/pac2013F.pdf" target="_blank">La proposition du COPA-COGECA</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.pouruneautrepac.eu/" target="_blank">Les  propositions du groupe PAC 2013</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.euractiv.fr/comite-regions-presente-rapport-avenir-pac-article">La proposition du Comité des Régions </a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.europarl.europa.eu/news/fr/headlines/content/20110526FCS20313/html/R%C3%A9forme-de-la-Politique-agricole-commune-%28PAC%29" target="_blank">Le dossier de compréhension du Parlement Européen</a></strong></p>
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		<title>Les Nations unies encadrent l&#8217;achat de terres</title>
		<link>http://terrethique.org/articles/les-nations-unies-encadrent-lachat-de-terres/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 13:36:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>TerrEthique Alice</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Des millions d'hectares continuent à changer de mains dans les pays pauvres. Hier, à Rome, un premier pas a été fait pour respecter les droits des populations locales.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Des millions d&#8217;hectares continuent à changer de mains dans les pays pauvres. Hier, à Rome, un premier pas a été fait pour respecter les droits des populations locales.</em><br /><strong><strong><br /></strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><strong>Une décision prise par acclamation</strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;">George Kourous, le porte-parole de la FAO <em>(1),</em> n&#8217;en revient pas. La décision a été prise sans même faire l&#8217;objet d&#8217;un vote. <strong>« Tout le monde s&#8217;est levé et a applaudi. » </strong>Hier, à Rome, les délégués du comité de sécurité alimentaire mondiale de la FAO ont adopté un texte qui encadre l&#8217;achat de terres dans les pays pauvres. <strong>« Des droits fonciers inadaptés et non sécurisés augmentent la vulnérabilité, la faim, la pauvreté et peuvent conduire à des dégradations environnementales », </strong>rappelle la FAO. L&#8217;organisation mondiale des Nations unies pour l&#8217;alimentation est présidée par le Français Luc Guyau.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« C&#8217;est une première dans le cadre des Nations unies car les représentants des organisations non gouvernementales et des organisations paysannes ont été associés à ce processus. Les droits humains sur la terre et le besoin de consultation et de participation des communautés affectées par les investissements fonciers sont affirmés », </strong>souligne Stéphane Parmentier de l&#8217;ONG Oxfam.<strong> </strong>Tout n&#8217;est pas satisfaisant pour autant. Car cette résolution n&#8217;a aucune valeur contraignante. Aucune mention n&#8217;est, par ailleurs, faite des ressources en eau. <strong>« Elle est, tout autant que la terre, reliée à l&#8217;insécurité alimentaire », </strong>insiste Oxfam.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Planète à vendre</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La course à la terre est un phénomène récent. Accentué par les émeutes de la faim en 2007. Cette année-là, de nombreux gouvernements ont pris conscience des enjeux liés à l&#8217;agriculture. Depuis cette date, des millions d&#8217;hectares ont changé de mains. L&#8217;an dernier, une première étude avait estimé ces achats à 203<strong> </strong>millions d&#8217;hectares. Un chiffre large qui englobait les projets miniers, touristiques et pas seulement agricoles. Des statistiques à prendre aussi avec précaution car elles n&#8217;avaient pas pu faire l&#8217;objet de vérifications sur le terrain. On en sait désormais un peu plus grâce à Land Matrix. Ce projet associe plusieurs centres de recherche, des ONG et des organisations paysannes.</p>
<p style="text-align: justify;">Les acteurs de terrain font remonter les informations qui sont ensuite expertisées par les chercheurs. S&#8217;y ajoutent <a href="http://www.landportal.info/" rel="nofollow" target="_blank">sur le site Internet</a> <em>(2)</em> des forums de discussion. Une touche de démocratie dans les turbulences de la mondialisation. Une première enquête vient d&#8217;être diffusée. Elle recense, depuis 2000, 1 217 projets liés à l&#8217;agriculture. Le tout pour un total de 76<strong> </strong>millions d&#8217;hectares. C&#8217;est plus de deux fois la surface agricole française. 10<strong> </strong>% des investisseurs ont raflé 79<strong> </strong>% du gâteau. Et 48<strong> </strong>% des achats ont été réalisés en Afrique. Plus inquiétant, <strong>« près de la moitié des transactions concernent des zones déjà cultivées ». </strong>Des opérations souvent réalisées au mépris des populations locales. Dans la vallée du Niger, au Mali, le Cnop (Coordination nationale des organisations paysanne) évoque <strong>« des bastonnades et des destructions de semis », </strong>commanditées par des investisseurs.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><em>(1) Organisation des Nations </em><em>unies pour l&#8217;alimentation et l&#8217;agri-</em><em>culture.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>(2) www.landportal.info</em></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<div>Patrice MOYON</div>
<div><strong>Source : <a href="http://www.ouest-france.fr/" target="_blank">Ouest France</a></strong></div>
]]></content:encoded>
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		<title>La sécheresse en Angola met à mal un secteur agricole déjà en difficulté</title>
		<link>http://terrethique.org/articles/la-secheresse-en-angola-met-a-mal-un-secteur-agricole-deja-en-difficulte/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 12:47:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>TerrEthique Alice</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Les clés pour comprendre]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: justify;">La sécheresse dans une grande partie de l&#8217;Angola a mis à mal la production agricole, un revers pour un pays qui ne couvre pas ses besoins alimentaires et a du mal à relancer une agriculture autrefois florissante.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce pays, qui était un important exportateur agricole (café, bananes, sisal) et en autosuffisance alimentaire du temps de la colonisation portugaise, la saison sèche ne dure en principe que deux à trois semaines en décembre.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais cette année, elle s&#8217;est prolongée bien au-delà de Noël et a duré jusqu&#8217;à trois mois dans certaines localités.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;La production s&#8217;est effondrée dans l&#8217;ensemble du centre et du sud du pays&#8221;, constate Belarmino Jelembi, le directeur général de l&#8217;Action pour le développement rural et environnement (Adra), la plus importante association du monde agricole.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela signifie bien sûr &#8220;une perte de revenu&#8221; mais aussi &#8220;une menace de famine pour les familles&#8221;, estime-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">En mars, le gouvernement a annoncé une série de mesures d&#8217;aide, mais qui restent pour l&#8217;instant à concrétiser: distribution de nouvelles semences pour tenter de récupérer la production perdue, lancement de projets d&#8217;irrigation pour diminuer la dépendance aux pluies et ouverture de renégociation des prêts agricoles.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;Pour réparer les préjudices subis, le Conseil des ministres a approuvé un plan d&#8217;aide et d&#8217;assistance (&#8230;) qui prévoit des distributions de biens alimentaires et agricoles ainsi que des approvisionnements en eau par citernes&#8221;, a également promis le gouvernement.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette crise est un coup dur dans un pays instable en terme d&#8217;approvisionnement alimentaire car extrêmement dépendant de ses importations agricoles, qui rendent le coût de la vie à Luanda, la capitale, plus élevé qu&#8217;à Tokyo.</p>
<p style="text-align: justify;">Des décennies de guerre jusqu&#8217;en 2002 ont ruiné l&#8217;<strong>agriculture</strong> angolaise, de nombreuses plantations ayant été abandonnées ou transformées en champ de mines.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le principal parti d&#8217;opposition, l&#8217;Unita, le gouvernement n&#8217;investit pas assez dans le secteur alors que le pays en serait capable au regard des importantes ressources tirées du pétrole, dont il est deuxième producteur en Afrique.</p>
<p style="text-align: justify;">La communauté de développement d&#8217;Afrique australe (SADC) recommande &#8220;de consacrer 10% du budget annuel au secteur agricole quand l&#8217;Angola n&#8217;y investit que 1,21%&#8221;, note Vitorino Nhany, secrétaire général de l&#8217;Unita.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon les chiffres du gouvernement, la dotation du secteur agricole se monte à 5% environ du budget national et est en constante hausse pour répondre à l&#8217;objectif fixé par la SADC.</p>
<p style="text-align: justify;">En attendant, la sécheresse rend la vie encore plus difficile pour les familles pauvres vivant des cultures de céréales, haricots et patates-douces, à la base de l&#8217;alimentation locale.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;Angola compte quelque deux millions de paysans pour 18 millions d&#8217;habitants.</p>
<p style="text-align: justify;">Les provinces de Benguela, Huambo, Bié et Huíla, autour de la deuxième ville du pays Huambo, sont les plus touchées. Le nord, dans les provinces du Zaïre et de Uíge, sont concernées mais dans une moindre mesure.</p>
<p style="text-align: justify;">Le sud du pays produit quasi-exclusivement des cultures de cycle long, comme le maïs, qui ont besoin de précipitations abondantes.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;La dépendance aux pluies est le principal problème de notre <strong>agriculture</strong>&#8220;, souligne M. Jelembi, qui anticipe des pénuries alimentaires et une flambée des prix dans les mois à venir.</p>
<p style="text-align: justify;">A terme, les autorités estiment qu&#8217;il faudrait remplacer la culture des tubercules, gourmandes en eau, par des plantes moins dépendantes des pluies.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;Adra, qui défend également ces mesures, s&#8217;inquiète cependant. Cela &#8220;passe systématiquement par le lancement de grands projets qui ne sont pas adaptés aux besoins de la population locale, ni à son niveau de formation&#8221;, explique le président de l&#8217;association.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;Concernant le développement de l&#8217;irrigation par exemple, le gouvernement souhaite construire une série de grands barrages quand nous demandons simplement un appui pour créer un réseau de micro-barrages que les agriculteurs pourraient gérer eux-mêmes&#8221;, ajoute M. Jelembi.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Source : </strong><a href="http://www.afp.com/" target="_blank">Agence France Presse</a>, 4 mai 2012</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h3 style="text-align: justify;">Pour bien comprendre</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>O</em></strong><strong><em>ù</em></strong><strong><em> est l</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>Angola</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>?</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><em>Ici&#8230;</em></p>
<p><a href="http://terrethique.org/wp-content/uploads/2012/05/Angola-monde.gif"><img class="size-medium wp-image-2120 aligncenter" title="Angola monde" src="http://terrethique.org/wp-content/uploads/2012/05/Angola-monde-340x229.gif" alt="" width="340" height="229" /></a></p>
<p style="text-align: center;">et là !</p>
<p><a href="http://terrethique.org/wp-content/uploads/2012/05/Angola-Afrique.jpg"><img class="size-full wp-image-2121 aligncenter" title="Angola Afrique" src="http://terrethique.org/wp-content/uploads/2012/05/Angola-Afrique.jpg" alt="" width="295" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em><br clear="all" /> </em><strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&#8220;Une agriculture autrefois florissante…&#8221;</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Qu’on ne s’y trompe pas, l’Angola est un pays riche ! Riche de ses ressources minières et de son pétrole, mais surtout de ses sols : le pays dispose de 124, 670, 000 hectares de terres, soit environ deux fois la surface de la France ! La qualité des sols (moyenne) et le climat tropical octroient de bonnes conditions à l’agriculture angolaise.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est donc du côté de l’histoire et non pas seulement de l’agronomie qu’il faut regarder pour comprendre le déficit de production angolais. De 1975 à 1991, l’Angola connaît une guerre civile alimentée par la guerre froide et les conflits régionaux. Ces évènements dramatiques auront pour effet de dévaster les zones rurales et donc l’agriculture. Aujourd’hui, moins de la moitié des terres du pays sont cultivées et la population est à majorité urbaine (57% !).</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://terrethique.org/wp-content/uploads/2012/05/elevage-angola.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2123" title="elevage angola" src="http://terrethique.org/wp-content/uploads/2012/05/elevage-angola-340x255.jpg" alt="" width="340" height="255" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Trop de p</strong><strong>é</strong><strong>trole</strong><strong> </strong><strong>? </strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’Angola, est le deuxième producteur de pétrole d’Afrique : une richesse à première vue. Pourtant, la détention de matières premières en trop forte quantité n’est pas forcément favorable à l’ensemble de l’économie si elle est mal gérée. Parfois, avoir trop de richesses de ce type entraine un désinvestissement des autres sphères de l’économie et une plus grande fragilité des secteurs peu compétitifs vis-à-vis de l’extérieur (&#8220;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Maladie_hollandaise" target="_blank">syndrome hollandais</a>&#8220;). Les exportations en masse de pétrole et la hausse de la valeur du Kwanza (la monnaie de l’Angola) vont donc à l’encontre du développement de l’agriculture…</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un secteur peu soutenu par l</strong><strong>’</strong><strong>Etat</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’Angola ne consacre qu’une faible part de son budget (1,21%) à l’agriculture. Ce choix politique naît des options politiques recommandées par la Banque Mondiale durant la décennie 1980 (de faibles subventions et une forte spécialisation), mais aussi des années de guerres qui n’ont pas favorisé l’investissement dans ce secteur…</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Que faire apr</strong><strong>è</strong><strong>s la s</strong><strong>é</strong><strong>cheresse</strong><strong> </strong><strong>?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’Angola est donc très sensible aux variations climatiques et aux variations des prix des matières premières agricoles sur les marchés internationaux. Après la sécheresse et l’urgence de combler les besoins alimentaires primaires, des politiques agricoles ambitieuses sont donc nécessaires pour revitaliser le secteur agricole angolais.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h3 style="text-align: justify;">Pour aller plus loin</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.countrystat.org/ago/" target="_blank">L&#8217;Angola sur FAOstats</a> </p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_civile_angolaise" target="_blank">La guerre civile angolaise, l&#8217;article wikipédia</a></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Manger de la viande, une nécessité ?</title>
		<link>http://terrethique.org/petits-dejeuners/daniel-tome-manger-de-la-viande-une-necessite/</link>
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		<pubDate>Sun, 13 May 2012 09:46:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>TerrEthique Alice</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[L'interview de Daniel Tomé, chercheur en nutrition à l'INRA et professeur à AgroParisTech.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>[chapitre[L'interview de Daniel Tomé]]</p>
<p style="text-align: justify;">A l&#8217;heure où la consommation de produits animaux devient à plusieurs égards un enjeu de société, les spécialistes sont divisés sur l’intérêt nutritionnel de la viande : est-elle nécessaire – ou nuisible – au bon fonctionnement de l’organisme ? Qu’apporte-t-elle vraiment à l’homme ? Ne peut-on pas la remplacer par d’autres aliments ? D’ailleurs, sommes-nous une espèce plutôt végétarienne ou omnivore ? Bref, avons-nous vraiment besoin de manger de la viande ?</p>
<p style="text-align: justify;">Daniel Tomé est chercheur en nutrition à l’INRA et professeur à AgroParisTech. Il consacre ses recherches aux fonctions des protéines et acides aminés et aux besoins en ces nutriments chez l’homme. Ses travaux ont été distingués par le prix de la recherche en nutrition 2008 décerné par l’Institut français pour la nutrition.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h1>L&#8217;interview vidéo de Daniel Tomé</h1>
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		</item>
		<item>
		<title>le Rapport du FIDA sur la pauvreté rurale (2011)</title>
		<link>http://terrethique.org/articles/le-rapport-du-fida-sur-la-pauvrete-rurale-2011/</link>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 11:52:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>TerrEthique Alice</dc:creator>
		
		<guid isPermaLink="false">http://terrethique.org/?post_type=articles_te&#038;p=2089</guid>
		<description><![CDATA[La pauvreté et la faim touchent en priorité les zones rurales, et notamment les zones rurales des pays en développement. Le rapport sur la pauvreté rurale (RPR) du Fonds International de Développement Agricole (FIDA), qui paraît tous les dix ans, propose une analyse cohérente et complète de la pauvreté rurale, de ses conséquences à l’échelle planétaire et des perspectives d’éradication.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>[chapitre[Présentation]]</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://terrethique.org/wp-content/uploads/2012/05/rapport_FIDA_2011.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2091" title="rapport_FIDA_2011" src="http://terrethique.org/wp-content/uploads/2012/05/rapport_FIDA_2011.jpg" alt="" width="307" height="400" /></a></td>
<td>
<p><strong>Titre : </strong>Rapport sur la pauvreté rurale 2011</p>
<p><strong></strong><strong></strong><strong></strong><strong>Auteur : </strong>Fonds international de développement agricole (FIDA)</p>
<p><strong>Année : </strong>2011</p>
<p><strong>Genre :</strong> Rapport</p>
<p><strong><br /></strong></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>[chapitre[Vous avez bien une minute pour vous faire une idée ?]] </p>
<h3 style="text-align: justify;">Un rapport sur la pauvreté rurale ?</h3>
<p style="text-align: justify;">La pauvreté et la faim touchent en priorité les zones rurales, et notamment les zones rurales des pays en développement. C’est pourquoi le rapport sur la pauvreté rurale (RPR) du <a href="http://www.ifad.org/">Fonds International de Développement Agricole</a> (FIDA), qui paraît tous les dix ans, propose une analyse cohérente et complète de la pauvreté rurale, de ses <strong>conséquences</strong> à l’échelle planétaire et des <strong>perspectives d’éradication. </strong>Le rapport 2011, sous-titré <em>New realities, new challenges : new opportunities for tomorrow’s generation*</em> se fixe cette année un triple objectif : fournir les clés pour <strong>comprendre le nouveau visage de la pauvreté</strong>, suggérer un ensemble de<strong>solutions pratiques</strong> aux défis d&#8217;aujourd’hui et une <strong>approche pertinente</strong> pour relever ceux de demain. À travers des recherches approfondies menées par une équipe d’experts internationaux, régionaux et nationaux dans le domaine de la réduction de la pauvreté (issus ou non du FIDA) –  ainsi que d’études de cas et d’interviews avec les populations rurales pauvres elles-mêmes –, le rapport entend fournir des informations inédites sur la pauvreté rurale.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h3 style="text-align: justify;">Etat des lieux </h3>
<p style="text-align: justify;">Depuis la publication par le FIDA du dernier Rapport en 2001, des progrès ont été faits sur la voie de la réalisation des <a href="http://www.un.org/fr/millenniumgoals/">Objectifs du Millénaire pour le développement</a>. Néanmoins <strong>1,4 milliard de personnes continuent à vivre dans l’extrême pauvreté (avec moins d’1,25 dollar par jour) – dont plus de 70% dans les zones rurales des pays en développement</strong> – et, sur la base des dernières évaluations, 925 millions d’entre eux sont sous-alimentés !</p>
<p style="text-align: justify;">50 % de la population vit en milieu rural dans les pays en développement, soit 3,1 milliards d’habitants en 2010. Les experts prévoient un pic de population en milieu rural en 2020-2025, date à laquelle la population urbaine surpassera en nombre la population rurale. La pauvreté en milieu rural touche en priorité l’Asie et l’Afrique sub-saharienne.</p>
<p style="text-align: justify;">Le <strong>défi mondial majeur</strong> posé par le rapport est que, <strong>pour nourrir les neuf milliards de personnes qui peupleront la Terre d’ici à 2050, il faudra accroître la </strong><a href="file:///C:/Users/Alice/Desktop/VNLP/Vous%20ne%20lirez%20pas%20le%20Rapport%20sur%20la%20pauvret%C3%A9%20rurale.docx#_Production_vivrière_:"><strong>production vivrière</strong></a><strong> de 70% et doubler le rendement agricole des pays en développement</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h3 style="text-align: justify;">Message central </h3>
<p style="text-align: justify;">La nécessité pour les ruraux pauvres de gérer les <strong>risques</strong> croissants réduit leur capacité à saisir les nouvelles opportunités qui se présentent à eux, notamment les débouchés offerts par les marchés urbains en forte croissance et le bénéfice qu’ils pourraient tirer de la hausse des prix agricoles. Ainsi, <strong>s’il incombe aux paysans de s’insérer dans les logiques leur permettant de tirer parti de leur potentiel productif</strong> (marchés locaux et internationaux, coopératives), <strong>c’est le rôle des gouvernements nationaux et  des institutions supranationales de les y aider</strong>. Une grande partie de la solution au problème réside ainsi dans le lancement de <strong>politiques publiques</strong> et d’<strong>investissements publics mais aussi privés</strong>, à travers la mise en place de nouveaux partenariats. Le rapport met donc en lumière les politiques et les actions que les gouvernements et les spécialistes du développement peuvent adopter en appui aux efforts déployés par les populations rurales afin de se libérer de la pauvreté.</p>
<p style="text-align: justify;">*En Français : <em>Nouvelles réalités, nouveaux défis : nouvelles opportunités pour la génération à venir (NDLR)</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><br /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">[chapitre[Ça vous a ouvert l’appétit ? Alors prenez 2 minutes de plus !]]</p>
<div>
<h2 style="text-align: justify;">La synthèse</h2>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td>
<blockquote>
<p style="text-align: center;"><strong>De vieilles menaces pèsent sur les petits agriculteurs…</strong></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p>La <strong>forte dégradation des ressources naturelles</strong> et le <strong>changement climatique ;</strong></p>
<p><strong>L’accroissement démographique</strong> : nous serons 9 milliards d’habitants dans le monde en 2050 ;</p>
<p>L’<strong>offre d’emplois </strong>dans les villes insuffisante, en particulier pour jeunes d’Afrique sub-saharienne ;</p>
<p>L’<strong>épuisement des sols </strong>dû à la surexploitation intensive : en dix ans, 8 millions d’hectares ont été perdus pour l’agriculture en Chine !</p>
</blockquote>
</td>
<td>
<blockquote>
<p><strong>…assorties de risques nouveaux…</strong><strong>                                                                                </strong></p>
<p>Le renversement historique des <strong>prix agricoles</strong>, qui sont bien plus élevés et plus <strong>volatiles</strong> qu’auparavant. Nous sommes revenus à un indice proche de celui de 2008 !</p>
<p><strong>&#8230; contrebalancés par certains espoirs d’améliorations ?</strong></p>
<p>Une <strong>forte croissance économique dans plusieurs pays à haute prévalence de pauvreté ;</strong></p>
<p>Des <strong>marchés urbains en expansion</strong> pour les produits agricoles ;</p>
<p>La transition démographique et son dividende, annonciateur d’une <strong>forte proportion d’actifs  à venir ;</strong></p>
<p>L’implication croissante de la <strong>société civile ;</strong></p>
<p>De <strong>nouveaux rapports d’échange sud/sud…</strong></p>
</blockquote>
</td>
</tr>
<tr>
<td> </td>
<td> </td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<blockquote>
<p style="text-align: center;" align="center"><strong>L’agriculture,  risque à bannir ou opportunité à saisir ?</strong></p>
<p style="text-align: center;" align="center"> </p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><strong>Les populations rurales sur la voie de la diversification</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les ruraux pauvres sont aujourd’hui plus que jamais confrontés à un sérieux dilemme : les activités économiques les plus prometteuses  sont également les plus risquées. En effet, les conditions extérieures (fluctuations du marché, bouleversement démographique, etc.) sont si instables qu’elles représentent pour les populations rurales des pays en développement un espoir de salut ou un péril imminent, <strong>selon leur capacité à en tirer parti</strong>. Les activités agricoles, jusqu’ici très fortement privilégiées dans le monde rural, n’échappent pas à cette règle : en tant que fournisseurs et consommateurs de produits agricoles alimentaires, les petits producteurs sont potentiellement les bénéficiaires privilégiés comme les victimes de la hausse des prix agricoles…C’est pourquoi les initiatives de diversification des activités lucratives sont à encourager, tout comme les échanges avec le monde urbain des pays en développement, qui représente lui aussi un marché à conquérir.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« La population des pays en développement est toujours rurale en majorité, et quatre ménages sur cinq sont impliqués dans les activités agricoles à quelque degré dans les zones rurales. <strong>La petite exploitation agricole peut offrir à beaucoup d’entre eux une voie de sortie de la pauvreté – à condition seulement d’être productive, à visée commerciale et correctement insérée dans les marchés modernes</strong>. Dans le même temps, l’agriculture doit aujourd’hui faire un <strong>usage raisonné des ressources naturelles</strong>, fragiles et limitées : elle se doit d’être durable et plus résistante au changement climatique.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Cependant, nous savons que l’agriculture ne permettra pas à tous les ruraux de s’extraire de la pauvreté. Dans toutes les régions en développement, <strong>les individus se tournent de plus en plus vers l’économie non agricole comme source d’opportunités nouvelles d’enrichissement</strong>. L’agriculture a un rôle clé à jouer dans la croissance de l’économie non-agricole, mais de nouveaux moteurs de croissance économique peuvent également être mis en marche dans de nombreux pays en développement ».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>FIDA, Rapport sur la pauvreté rurale 2011, p.9 (traduction TerrEthique)</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« La diversification [des activités économiques, NDLR] est tout à fait cruciale dans la réduction de la pauvreté, que ce soit à l’échelle du ménage, de la communauté ou du pays. […] A         ujourd’hui, l’existence de nouvelles incitations à investir dans les zones rurales, guidées en grande partie par la valeur croissante des biens et services agricoles, peut également contribuer à la mise en place d’un environnement favorable au développement rural fondé sur la diversification. Ce processus peut être appuyé plus avant par de <strong>nouveaux facteurs de développement rural</strong>, dont l’expansion de l’urbanisation et une <strong>collaboration zones rurales-zones urbaines plus étroite</strong> […]. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>FIDA, Rapport sur la pauvreté rurale 2011, p.35 (traduction TerrEthique)</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;" align="center"><strong>Répondre au double défi posé aux exploitants des pays en développement : des responsabilités partagées</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Plus que jamais, il est temps de se pencher sur la question de la pauvreté rurale dans les pays en développement. Tout semble indiquer que la sécurité alimentaire mondiale et le changement climatique compteront parmi les enjeux majeurs du XXIe siècle. En tant que producteurs et gardiens d’une grande partie des ressources naturelles terrestres, les ruraux pauvres ont un rôle crucial à jouer non seulement à l’égard de la sécurité alimentaire et de la croissance économique, mais également dans l’effort d’atténuation du changement climatique. <strong>Il en va principalement de la responsabilité des gouvernements nationaux pour fournir aux paysans les outils qui leur permettront de réaliser leur potentiel. Les actionnaires locaux et les organismes internationaux de développement ont également un grand rôle à jouer dans le soutien aux agriculteurs.</strong> »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>FIDA, Rapport sur la pauvreté rurale 2011, p.10 (traduction TerrEthique)</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;" align="center"><strong>Les lourdes conséquences de la volatilité des prix…ou pourquoi la survie des agriculteurs ne peut plus être tributaire des marchés internationaux</strong></p>
<p style="text-align: justify;">«  <em>La flambée des prix [de 2006-2008, à l’origine des émeutes de la faim, NDLR] a eu un impact différent à travers le monde et selon les pays, mais les ménages pauvres – ruraux comme urbains – ont été touchés particulièrement violemment. Dans un grand nombre de pays, les individus en situation de précarité se sont vus privés de la capacité à se nourrir correctement ou à nourrir correctement leurs enfants. <strong>A travers le monde, des ménages pauvres se sont résolus à retirer leurs enfants (souvent les filles, en priorité) de l’école et à vendre leur bétail, à revenir à une alimentation moins chère, plus bourrative mais moins nutritive, et enfin à cesser toute dépense extra-alimentaire. </strong>Selon une estimation effectuée par la FAO en 2008,<strong> la hausse brutale des prix agricoles a adjoint 100 millions d’individus au nombre total de personnes déjà sous-alimentées dans le monde</strong></em><strong> ». </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>FIDA, Rapport sur la pauvreté rurale 2011, p.30 (traduction TerrEthique)</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Si les populations (agricoles ou non) des pays dits « développés » sont mieux prémunies contre les conséquences de la maladie, des mauvaises récoltes, des accidents corporels, du décès d’un proche qui représentait une force de travail supplémentaire, etc., <strong>ces « chocs » sont en revanche fatals aux pauvres qui doivent en permanence composer avec le facteur risque</strong>. Le manque de protection sociale pris en charge par la collectivité couplé à une absence de politique publique de prévention des risques dans les PED contribuent à faire en sorte qu’un individu précaire victime de maladie, privé de compensation financière, ou victime de la part non prévisible des aléas du marché, privé de soutien institutionnel ou étatique, soit immédiatement plongé dans une pauvreté de laquelle il sera long de sortir…</p>
<p style="text-align: justify;">Or<strong>, selon le rapport, la majorité des pauvres ruraux est constituée de ces victimes de chocs !</strong> En effet, lorsque nous parlons des individus des pays en développement en situation de pauvreté voire d’extrême pauvreté, nous désignons en réalité – en grande majorité &#8211; un <strong>ensemble mouvant</strong>, un <strong>flux d’individus entrant et sortant sans cesse de la pauvreté</strong> au gré des chocs subis et des opportunités saisies au vol, selon une dynamique qui, si elle diffère dans les détails de fonctionnement selon les pays, est globalement identique à tous. Il est donc primordial pour comprendre les enjeux de la pauvreté et en tirer des solutions efficaces, de bien distinguer la <strong>pauvreté accidentelle</strong> de la pauvreté chronique, dont on ne peut nier l’existence mais qui, issue de causes spécifiques, demande un traitement particulier. </p>
<p><span style="font-size: large;">On l’aura compris, <strong>la pauvreté rurale correspond moins à la proportion de chocs susceptibles de toucher les populations, et en particulier celles qui vivent de l’agriculture, qu’à leur capacité à faire face à ces chocs</strong>.</span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;" align="center"><strong>Comprendre les risques pour faire face aux dynamiques de la pauvreté de façon plus efficace</strong></p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Les contours de la pauvreté sont souvent agités d’un grand dynamisme, un grand nombre de ménages entrant et sortant de la pauvreté de façon répétée, parfois en l’espace de quelques années. Si la pauvreté chronique est bel et bien présente au sein  des ménages ruraux de toutes les régions du monde, <strong>une part remarquablement vaste d’individus n’est pauvre qu’à un instant donné</strong>.  <strong>Les ménages tombent d’abord dans la pauvreté suite à une série d’accidents</strong> (par exemple : maladie, mauvaises récoltes, dettes contractées pour des dépenses sociales). La capacité à sortir de la pauvreté est liée à la prise d’initiative personnelle et à l’autonomisation, et est hautement corrélée à des facteurs tels que le niveau d’<strong>éducation</strong> et la <strong>possession de biens terrestres</strong>. <strong>Au-delà de l’échelle familiale, la sortie de la pauvreté dépend de la croissance économique et des opportunités, marchés, infrastructures et institutions disponibles localement – et implique une bonne gouvernance</strong></em>. »</p>
<p style="text-align: justify;"><em style="text-align: -webkit-auto;">FIDA, Rapport dur la pauvreté rurale 2011, p. 70 (traduction TerrEthique)</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><strong>Les dynamiques de la pauvreté rurale</strong></p>
<blockquote>
<p><em><a href="http://terrethique.org/wp-content/uploads/2012/05/dynamiques-pauvreté-rurale.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2092" title="dynamiques pauvreté rurale" src="http://terrethique.org/wp-content/uploads/2012/05/dynamiques-pauvreté-rurale.png" alt="" width="480" height="596" /></a></em></p>
<p><em>FIDA, Rapport dur la pauvreté rurale 2011, p. 58</em></p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote>
<p align="center"><strong>L’absence de biens terrestres exploitables à l’origine de la pauvreté chronique ?</strong></p>
<p>« <em>Les gens extrêmement pauvres sont ceux qui n’ont pas de terre sur laquelle se rendre. Le matin, les enfants ne rassemblent pas le troupeau, le soir, pas de poules qui batifolent sur leur bout de terrain. C’est à cela qu’on les reconnaît. Ils ne vont jamais aux champs, ils sont tout le temps au village et les enfants ne  s’occupent pas du troupeau, le matin, le midi, le soir. Ils restent simplement assis là.</em> »</p>
<p>Manantane Babay, 19 ans, Madagascar cité par le Rapport sur la pauvreté rurale 2011</p>
<p>« <em>Ceux qui n’ont pas de terre ni d’autre source de revenu sont les plus pauvres. Certains sont laboureurs…Ils survivent avec grande difficulté. Ils peuvent toucher un salaire un jour puis ne pas avoir de travail les trois ou quatre jours suivants. Leurs foyers vivent de l’aide du voisinage. […] Et ceux qui gagent correctement leur vie grâce à l’agriculture leur donnent des graines de blé. D’autres donnent de l’argent. C’est comme cela que les pauvres survivent</em> ».</p>
<p>Muhammad Naveed, 22 ans, Pakistan cité par le Rapport sur la pauvreté rurale 2011</p>
<p>« Rarake<em> signifie ne pas avoir de richesses, n’avoir aucun parent, aucun animal…comme moi-même ! Je suis véritablement rarake en ce moment. Premièrement je n’ai pas de champ, deuxièmement je n’ai ni père ni mère…ma mère est morte, mon père est mort…Ma famille c’est moi tout seul, donc je suis vraiment ce qu’on appelle un </em>rarake<em>.</em> »</p>
<p>Tovoke, 44 ans, Madagascar cité par le Rapport sur la pauvreté rurale 2011</p>
<p><em>Traduction : TerrEthique</em></p>
<p><em><br /></em></p>
</blockquote>
<p>[chapitre[Allez ! Quelques bonnes feuilles pour la route (10 minutes chrono)]]</p>
<h2><strong>L</strong>es<strong> </strong>bo<strong>n</strong>nes<strong> </strong>f<strong>e</strong>uill<strong>e</strong>s</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Chapitre 7. <strong>Que faut-il faire et comment?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">« Dix ans après le début du nouveau millénaire, lutter contre la pauvreté rurale tout en nourrissant une population mondiale croissante dans un contexte de pénurie environnementale et de changement climatique en perpétuelle aggravation représente un <strong>formidable défi</strong>. <strong>Une action énergique est requise dès maintenant pour rectifier les nombreux facteurs qui perpétuent la marginalisation de l’économie rurale.</strong> Il faut faire en sorte que les femmes, les hommes et les jeunes des zones rurales puissent saisir les nouvelles chances de participer à la croissance économique, et les aider à mieux maîtriser les risques. Par-dessus tout, cette action doit transformer les zones rurales, actuellement en plein marasme, en lieux où les jeunes d’aujourd’hui désireront vivre et où ils pourront satisfaire leurs aspirations. Comment parvenir à de tels résultats? <strong>Bien entendu, la réponse n’est pas simple. Les pays sont profondément différents à de nombreux égards</strong>: développement économique, modèle de croissance, incidence et gravité de la pauvreté rurale et taille et structure du secteur agricole et rural. <strong>À l’intérieur des pays, les situations sont très variables selon les zones, si bien que les possibilités de croissance peuvent varier du tout au tout. Par conséquent, il n’existe pas de solution universelle pour le développement rural et la réduction de la pauvreté rurale. Les domaines prioritaires, les questions à régler et les rôles des différents acteurs varieront en fonction du contexte. Néanmoins, il est nécessaire de dépasser les approches sectorielles étroites et strictement séquentielles de la croissance rurale. L’agriculture continue à jouer un rôle majeur dans le développement économique d’un grand nombre de pays, et elle reste un moyen primordial de sortir de la pauvreté pour un grand nombre de femmes, d’hommes et de jeunes vivant en milieu rural</strong> – en particulier ceux qui peuvent en faire une “entreprise prospère”. De plus, dans toutes les régions en développement, les petits agriculteurs sont confrontés à des défis majeurs – bien que très divers. La priorité accordée à l’agriculture, en vue de les aider à faire face à ces défis, doit rester un élément central des efforts visant à la réduction de la pauvreté mais aussi le développement économique. En toutes circonstances, <strong>l’objectif ultime doit être le développement de systèmes d’agriculture paysanne productifs, bien intégrés dans des marchés dynamiques</strong> (pour les services environnementaux ou les produits alimentaires et agricoles),<strong> durables au plan environnemental et résistants face aux risques et aux chocs</strong>. Ces trois éléments<strong> </strong>sont des caractéristiques essentielles d’une agriculture paysanne viable, considérée comme une<strong> </strong>stratégie de subsistance pour la génération de demain. Un secteur agricole dynamique ainsi<strong> </strong>qu’une série de nouveaux facteurs peuvent aussi favoriser l’essor de l’économie rurale non<strong> </strong>agricole dans une grande variété de contextes nationaux. Si l’on veut multiplier les possibilités<strong> </strong>de réduction de la pauvreté rurale et de croissance économique, il est nécessaire d’adopter une<strong> </strong>approche diversifiée de la croissance rurale et de miser sur l’économie rurale non agricole au<strong> </strong>sens large. Pour mettre l’accent sur ces deux secteurs – agriculture paysanne et économie rurale<strong> </strong>non agricole –, il convient de focaliser les efforts et les investissements sur quatre domaines:</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">• Améliorer l’environnement global dans les zones rurales pour en faire des lieux où les habitants ont davantage de perspectives et courent moins de risques et où les jeunes peuvent se construire un futur. <strong>Il est nécessaire d’accorder plus d’attention aux infrastructures et aux installations et d’y investir davantage</strong>: en particulier les routes, l’électricité, l’approvisionnement en eau et l’énergie renouvelable. Les services ruraux, y compris l’éducation, les soins de santé, les services financiers, la communication et l’information et les services de technologies de la communication sont tout aussi importants. Enfin, la bonne gouvernance est indispensable au succès de tous les efforts déployés pour promouvoir la croissance rurale et réduire la pauvreté, y compris l’élaboration d’une approche plus durable de l’intensification agricole.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">• <strong>Réduire les risques encourus par les ruraux pauvres et les aider à améliorer leur capacité de gestion des risques</strong>. Cet aspect doit devenir un élément central et transversal d’un programme de développement rural favorable aux pauvres. Il doit sous-tendre l’appui apporté à la fois à l’agriculture – et l’intensification durable reflète cette préoccupation – et à l’économie rurale non agricole. Il suppose de <strong>développer ou de stimuler le marché pour proposer des technologies et services novateurs, propres à réduire les risques, aux petits agriculteurs et aux ruraux pauvres</strong>. Enfin, <strong>il implique l’extension de la protection sociale et le renforcement des capacités individuelles et collectives des femmes, des hommes et des jeunes vivant en milieu rural</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">• <strong>Développer les capacités individuelles</strong>. C’est un aspect qui doit bénéficier d’un surcroît d’attention dans le programme de développement rural. La productivité, le dynamisme et l’innovation dans l’économie rurale passent par la qualification et l’éducation de la population concernée. Les femmes, les hommes, les jeunes et les enfants vivant en milieu rural doivent tous acquérir des compétences et des connaissances pour être en mesure de profiter des nouveaux débouchés économiques offerts par l’agriculture, l’économie rurale non agricole voire le marché de l’emploi non rural. Il est particulièrement nécessaire d’investir dans l’enseignement postprimaire, les formations techniques et professionnelles et les établissements d’enseignement supérieur réorientés pour l’agriculture.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">• <strong>Renforcer les capacités collectives des ruraux</strong> afin de donner à ces derniers la confiance, la sécurité et le pouvoir dont ils ont besoin pour se libérer de la pauvreté. Les organisations de ruraux ont un rôle clé à jouer, en aidant leurs membres à maîtriser les risques, à apprendre de nouvelles techniques et à acquérir des compétences, à gérer les moyens de production individuels et collectifs et à commercialiser leur production. En outre, elles représentent les intérêts des ruraux, négocient en leur nom lors des interactions avec le secteur privé ou le gouvernement et peuvent veiller à ce que ces derniers soient tenus de rendre des comptes. <strong>Un grand nombre d’organisations souffrent de problèmes de gouvernance, de gestion ou de représentativité, mais il n’en reste pas moins qu’elles représentent généralement les intérêts des ruraux pauvres mieux que n’importe quel acteur extérieur.</strong> Elles doivent être renforcées pour devenir plus efficaces, et <strong>elles doivent pouvoir faire davantage entendre leur voix pour influencer les politiques. »</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>FIDA, Synthèse du Rapport sur la pauvreté rurale 2011, p.9 à 11</em></p>
<p style="text-align: justify;">[chapitre[Le rapport en chiffres]]</p>
<p style="text-align: left;"> </p>
<p style="text-align: left;"><em>La population rurale vivant dans l’extrême pauvreté (millions de personnes vivant avec moins de 1,25 dollar par jour)</em></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://terrethique.org/wp-content/uploads/2012/05/rpr-image1.png"><img class="aligncenter size-large wp-image-2093" title="rpr image1" src="http://terrethique.org/wp-content/uploads/2012/05/rpr-image1-700x392.png" alt="" width="700" height="392" /></a></p>
<p><em>FIDA, Rapport sur la pauvreté rurale 2001, p. 49</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><em>Part des ruraux dans la pauvreté totale : Pourcentage de ruraux dans la population vivant avec moins de 1,25 dollar par jour</em></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><br /></span></strong></p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://terrethique.org/wp-content/uploads/2012/05/rpr-image2.png"><img class="aligncenter size-large wp-image-2094" title="rpr image2" src="http://terrethique.org/wp-content/uploads/2012/05/rpr-image2-700x381.png" alt="" width="700" height="381" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><em>FIDA, Rapport sur la pauvreté rurale 2001, p. 47</em></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p><em>Nombre de personnes sous-alimentées dans le monde (en millions de personnes)</em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://terrethique.org/wp-content/uploads/2012/05/rpr-image3.png"><img class="aligncenter size-large wp-image-2095" title="rpr image3" src="http://terrethique.org/wp-content/uploads/2012/05/rpr-image3-700x384.png" alt="" width="700" height="384" /></a></p>
<p><em>FIDA, Rapport sur la pauvreté rurale 2001, p. 50</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>[chapitre[Questions à un spécialiste]]</p>
<p align="center"> </p>
<p align="center"><strong>Question à Denis Cogneau</strong></p>
<p align="center"> </p>
<p style="text-align: justify;">Question à <strong>Denis COGNEAU</strong>, actuellement professeur associé à l’Ecole d’Economie de Paris, spécialiste en statistique, économiste, spécialiste du développement. Terrain de recherche : Afrique.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>TerrEthique</em></strong><em> : « L’orientation des politiques à mener en matière de développement semble indissociable de la juste évaluation de la pauvreté : un bon remède ne peut se passer d’un diagnostic fiable. Or, votre regard de statisticien se montre aujourd’hui <strong>critique</strong> à l’égard du rapport du FIDA lorsqu’il minimise le phénomène de pauvreté chronique dans les pays en développement, privilégiant la thèse d’une pauvreté majoritairement et globalement «mobile». Pouvez-vous nous en dire plus sur les <strong>difficultés méthodologiques</strong> menant à nuancer cette hypothèse en particulier, et à se montrer prudent avec les outils de mesure du développement en général ? N’existe-t-il donc aujourd’hui aucune donnée fiable concernant le revenu des agriculteurs ? »</em></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: left;"><strong>Denis COGNEAU </strong>: « Il y a des données, issues d&#8217;enquêtes auprès des ménages. Elles permettent de dire certaines choses, voir par exemple <a href="http://www.parisschoolofeconomics.eu/IMG/pdf/Cocoa_Cogneau_Jedwab_Full_Text.pdf." target="_blank">un de mes travaux récents</a> sur le prix du cacao en Côte d&#8217;Ivoire :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cependant, toutes les mesures quantitatives, même les plus simples, sont inévitablement entachées d&#8217;erreurs, plus ou moins problématiques.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Saisir le revenu des agriculteurs n&#8217;est pas chose simple, même en France</strong>, notamment à cause des problèmes de temporalité (rythme des récoltes) et de saisonnalité, de la diversité des cultures et des prix; une des questions délicates est la valorisation de l&#8217;autoconsommation qui concerne précisément les agriculteurs les plus pauvres et les plus autarciques.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour mesurer la pauvreté, on s&#8217;attache bien plus souvent à mesurer la consommation que le revenu, ce qui est réputé plus facile et plus fiable. Cependant les problèmes de saisonnalité et de valorisation se posent quand même. Par ailleurs, mesurer correctement la consommation (mais le revenu aussi) suppose des procédures d&#8217;enquête assez lourdes et coûteuses, avec plusieurs passages dans les ménages (enquêtes type LSMS). Les budgets serrés des instituts de statistique des pays pauvres, parfois le manque de compétences techniques disponibles, ont depuis un certain nombre d&#8217;années réduit le nombre d&#8217;enquêtes de ce genre au profit de relevés plus légers (on demande le revenu en tranches directement, ou on demande un &#8220;sentiment de pauvreté&#8221;). Ces relevés plus légers ont l&#8217;avantage de pouvoir être répétés plus souvent et d&#8217;assurer un suivi, et ils ont donc de bons arguments en leur faveur, pour peu qu&#8217;on sache les &#8220;caler&#8221; correctement sur des données plus dures. Ce sont les enquêtes de type CWIQ ou bien MICS de l&#8217;UNICEF, et aussi les enquêtes Gallup.</p>
<p style="text-align: justify;">On peut aussi chercher à mesurer la qualité de la nutrition reçue par des mesures anthropométriques (taille en cm et poids en kg) mais cela pose un certain nombre de problèmes de méthode. Mon commentaire à la conférence<a title="" href="file:///C:/Users/Alice/Desktop/VNLP/Vous%20ne%20lirez%20pas%20le%20Rapport%20sur%20la%20pauvret%C3%A9%20rurale.docx#_ftn1">[1]</a> portait sur l&#8217;usage de <strong>données de panel, qui semblent toujours montrer plus de mobilité dans ou hors de la pauvreté qu&#8217;il n&#8217;y en a en réalité, à cause des erreurs de mesure. Ce n&#8217;est pas facile de corriger ce type de problème mais il n&#8217;est pas négligeable du tout</strong> (par exemple un chercheur américain, Paul Glewwe, travaille là-dessus et a écrit sur le sujet). »</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<div style="text-align: justify;">
<hr align="left" size="1" width="33%" />
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<p><a title="" href="file:///C:/Users/Alice/Desktop/VNLP/Vous%20ne%20lirez%20pas%20le%20Rapport%20sur%20la%20pauvret%C3%A9%20rurale.docx#_ftnref1">[1]</a> Il s’agit de la <strong>présentation du rapport</strong> du FIDA sur la pauvreté rurale qui s’est tenu à l’AFD le 20/01/11</p>
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		<title>TerrEthique décerne le Prix des Lecteurs à Gilles Fumey</title>
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		<pubDate>Wed, 09 May 2012 13:09:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>TerrEthique Alice</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Découvrez "Les Radis d'Ouzbékistan, Tour du monde des habitudes alimentaires" !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="font-size: small;">Le Prix TerrEthique des Lecteurs 2012 récompense Gilles Fumey </span></strong><strong><span style="font-size: small;">pour son ouvrage </span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="font-size: small;"> « Les Radis d’Ouzbékistan, Tour du monde des habitudes alimentaires »</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="font-size: small;">(Editions François Bourin)</span></strong></p>
<p style="text-align: left;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="font-size: small;">Le Prix TerrEthique des Lecteurs 2012 sera remis le 5 juin 2012 à M. Gilles Fumey lors des « Entretiens de TerrEthique », </span><span style="font-size: small;">en présence de Luc Guyau, Président du Conseil de la FAO et Président du Prix des Lecteurs TerrEthique, et de Jean Salmon, Président de TerrEthique.</span></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<table width="686" border="0">
<tbody>
<tr>
<td>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-2084" style="margin-right: 10px;" title="9782849411544" src="http://terrethique.org/wp-content/uploads/2012/05/9782849411544.jpg" alt="" width="156" height="255" /></p>
</td>
<td style="text-align: justify;">
<p><span style="font-size: small;">Spécialiste des cultures alimentaires du monde, Gilles Fumey nous livre un panorama clair et illustré de la diversité des cultures alimentaires. Réfutant l’idée répandue d’une standardisation planétaire des comportements alimentaires, Gilles Fumey montre la vitalité des cultures traditionnelles, qui se renouvellent localement ou à l’échelle des grandes régions du monde. Il invite ensuite le lecteur à s’interroger sur le bien-fondé de certaines peurs à l’égard de l’industrialisation de l’agriculture de l’alimentation ou encore des risques sanitaires.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Gilles Fumey enseigne les cultures alimentaires à l’Université Paris-Sorbonne (master Alimentation et cultures alimentaires). Chercheur au laboratoire Espaces nature et culture du CNRS, il a publié, notamment, une « Géopolitique de l’alimentation » et un « Atlas mondial des cuisines et gastronomies », qui a reçu le Gourmand World Cookbook Awards.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: center;"> <strong>Cette année, <a href="http://terrethique.org/ouvrage/ledition-2012-du-prix-terrethique-des-lecteurs-est-lancee/2/" target="_blank">5 auteurs</a> concouraient pour le Prix TerrEthique des Lecteurs 2012 :</strong></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p>Janine M. Benyus , pour « Biomimétisme, Quand la nature inspire des innovations durables » (Éd. Rue de l’échiquier)</p>
<p>Philippe Descola, pour « Diversité des natures, diversité des cultures » (Éd. Bayard)</p>
<p>Gilles Fumey, pour « Les Radis d’Ouzbekistan, Tour du monde des habitudes alimentaires » (Editions François Bourin)</p>
<p>Christian Rémésy, pour « L’alimentation durable » (Éd. Odile Jacob)</p>
<p>Georges Vigarello, pour « Les Métamorphoses du gras » (Éd. du Seuil)</p>
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