Pour son édition 2011, le Prix TerrEthique des Lycéens a été attribué à Florence Thinard pour Une seule terre pour nourrir les hommes (Gallimard Jeunesse). Pour tout savoir sur le livre, la lauréate et les autres livres nominés, suivez le guide.
L’agriculture de demain. Gagnants et perdants de la mondialisation
Editions Le félin
Crise alimentaire, OGM, négociations de l’OMC, biocarburants : loin d’être un secteur marginal, l’agriculture de demain est au cœur de nombreux débats.
Aujourd’hui, alors que plus de 850 millions de personnes souffrent de la faim, les déséquilibres entre Nord et Sud sont criants. Mais d’ici 2050, la Terre devra nourrir 9 milliards d’hommes. Les OGM seront-ils le moteur d’une nouvelle Révolution verte??
Pour l’heure, les grands pays développés sont toujours les leaders des marchés agricoles. Les États-Unis, qui profitent de la libéralisation des échanges tout en subventionnant leur agriculture, sont montrés du doigt. La politique agricole commune (PAC) de l’Union européenne, monopolisant près de 45?% du budget et dont la France est grande bénéficiaire, est accusée d’être injuste et protectionniste. Quelles seront les nouvelles stratégies des pays développés face à l’Inde, la Chine et le Brésil qui sont en passe de bouleverser le secteur ?
Alors que le prix du pétrole flambe, les biocarburants apparaissent comme la solution d’un développement durable. Mais sont-ils une chance pour l’agriculture ou un risque pour l’alimentation mondiale ?
Enfin, la libéralisation du commerce agricole est sujet d’âpres négociations au sein de l’OMC. La mondialisation de l’agriculture peut-elle produire de la croissance et réduire la pauvreté, ou va-t-elle accroître l’isolement des pays les plus pauvres??
Cet ouvrage passionnera tous ceux qui veulent des réponses claires et nuancées sur ce sujet essentiel pour l’avenir de nos sociétés.
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Pour des agricultures écologiquement intensives
Editions de l’aube
” L’agriculture doit effectuer une nouvelle et véritable révolution technologique, et celle-ci doit être inévitablement accompagnée de politiques agricoles nouvelles. Partout dans le monde s’installe une nouvelle équation, en termes de besoins alimentaires, de besoins en terre, de rareté économique et de nouvelle technologie, qui débouche sur une nécessaire mutation.
Ce livre tente de démontrer que cette nouvelle technologie devra être fondée sur l’écologie scientifique, et qu’elle nécessitera une politique agricole qui fera des agriculteurs les gestionnaires à la fois de la production et des écosystèmes. ” Michel Griffon.
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Main basse sur le riz
Editions fayard
Au printemps 2008, Port-au-Prince crie famine. Au Caire, à Dakar, les foules envahissent les rues. À Manille, les bidonvilles sont au bord de la révolte. Partout, la même cause : les prix du riz explosent. Pourquoi un tel vent de folie s’est-il abattu sur ce marché ?
Reportage au plus près des producteurs et des exportateurs de Thaïlande, des négociants internationaux à Genève, des importateurs de Dakar, Bamako et Manille, Main basse sur le riz nous fait entrer dans les coulisses d’un système où les paysans les plus humbles d’Asie produisent essentiellement pour les consommateurs pauvres d’Afrique.
L’auteur y démonte les mécanismes qui ont abouti à la crise de 2008 : corruption au plus haut niveau, monopoles abusifs, incompétence gouvernementale, égoïsme des pays développés, jeu des grandes multinationales du négoce, tout s’est conjugué pour bloquer un commerce qui nourrit un être humain sur deux. Paralysie momentanée ou condamnation définitive ?
Tout porte à croire qu’une nouvelle crise du marché du riz est possible, synonyme de pénurie et donc de famine planétaire.
Jean-Pierre Boris est journaliste et documentariste. Main basse sur le riz est également le titre du documentaire qu’il a tourné avec le réalisateur Jean Crépu pour Arte. Ce film a obtenu le Fipa d’Or au festival de Biarritz. Jean-Pierre Boris a par ailleurs publié chez Hachette Littératures Le roman noir des matières premières (coll. Pluriel) et Fuir l’Equateur.