Emmanuel Faber : Comment les grands groupes agroalimentaires influencent-ils les sociétés humaines ?

Le Resumé

Comment les grandes entreprises agro-alimentaires peuvent-elles contribuer au changement des pratiques des producteurs et des consommateurs pour cheminer vers une agriculture et une alimentation équitables et durables ? C’est pour esquisser une réponse à cette question cruciale, quoique complexe, qu’ Emmanuel Faber, Directeur général délégué du groupe Danone, nous a consacré un exposé d’1h30 à l’occasion des Petits-Déjeuners TerrEthique.

Auteur des “Chemins de traverse” (paru aux éditions Albin Michel en 2011), ouvrage où il revient sur sa vie de grand dirigeant de multinationale , Emmanuel Faber est un homme à la posture décalée qui affirme haut et fort qu’un passage est possible “entre économie et éthique”. 

Invité des Petits-Déjeuners TerrEthique, l’homme se livre à un exercice de réflexion sur la façon dont les grands groupes comme Danone peuvent véritablement – et concrètement – avoir des effets bénéfiques sur les systèmes agricoles et les sociétés humaines. N’hésitez pas à réagir à cet argumentaire séquencé en trois parties en postant vos commentaires !

 

Partie 1 : Comment les grands groupes agroalimentaires ont-ils influencé l’agriculture et l’alimentation jusqu’à présent ?

Pour Emmanuel Faber, il est évident que ces grands groupes ont influencé les systèmes agricoles et les organisations humaines ces dernières décennies. En isolant les maillons de la chaîne agroalimentaire dans une logique économique, les hommes ont rompu l’équilibre originel avec l’environnement. L’impressionnant gaspillage alimentaire mondial peut en témoigner. Ainsi, un système s’est effondré… et on ne peut nier la part de responsabilité des groupes agroalimentaires. A l’avenir, comment ces entreprises peuvent-elles contribuer positivement à relever le défi agricole et alimentaire ?

 

 

 

Partie 2 : Quelle doit être la mission des groupes comme Danone à l’avenir ?

Selon toute vraisemblance, l’humanité va continuer à vivre “hors sol”, avec une alimentation largement industrialisée et des consommateurs de plus en plus urbains. En même temps, le fait rural va demeurer et les agriculteurs doivent pouvoir vivre dignement de leur travail. Face à cela, Faber affirme la nécessité pour des groupes comme Danone de sortir d’une vision à court terme et de se “resynchroniser” avec les systèmes naturels.

 

 

 

Partie 3 : Organiser concrètement le rééquilibrage entre grands groupes, environnement et sociétés

Emmanuel Faber décrit le “double projet économique et social” de Danone : une orientation commerciale qui prend en compte l’impact social, économique, environnemental et sanitaire des activités du groupe. Ce projet serait la véritable “boussole” du dirigeant, choisie pour guider chacune des décisions prises au sein de l’entreprise, de la mise en valeur des éleveurs sur les pots de yaourt jusqu’à la réduction des emballages. Du côté des consommateurs, il y aurait également un effort à fournir pour “resynchroniser” la chaîne agricole et alimentaire. Enfin, Faber décrit le rôle culturel que jouent et pourraient jouer les entreprises agro-alimentaires mondiales.

 

 

Publié le 4 septembre 2012 imprimer Partager par email partager sur facebook partager sur Twitter
Lexique : Danone

ActualitésPrix des Lycéens 2014 : les inscriptions sont ouvertes !